Nov 30

Depuis les événements du 11 mars, je ne compte plus le nombre de fois où je suis mort des suites d’un tsunami ou d’un tremblement de terre. Hier encore…

J’étais chez moi quand, tout à coup, le sol s’est mis à trembler verticalement. La secousse était si violente que j’ai tout de suite compris qu’il s’agissait du “Big One”. Paniqué, j’essayais de rejoindre le salon pour me mettre sous la table. A peine avais-je fait trois pas que l’immeuble cédait et la portion supérieure dans laquelle je vivais tombait dans le vide. L’espace d’un instant, mon corps a flotté dans les airs. Cette courte seconde durant laquelle j’étais comme en apesanteur m’a semblé interminable. Je savais que c’était la fin.

Je me suis réveillé en sursaut au moment fatidique de l’impact. Mon premier réflexe a été de vérifier si un séisme avait frappé la région (il arrive que l’on ressente de petites secousses durant notre sommeil, pas suffisamment fortes pour nous réveiller toutefois). Rien. Juste un mauvais rêve.

Combien de séismes ai-je connu en près de 10 ans ? Une cinquantaine ? Une centaine ? Impossible de le savoir. Même si le tremblement de terre du 11 mars n’a pas été particulièrement violent à Nagoya, il a laissé une trace indélébile dans mon inconscient.

Certains riront certainement, mais la perspective de retourner vivre à Tokyo ne me rassure guère. Mais bon, ainsi va la vie. :-)

Twitter

chargement...

Une question ?